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CSNAT INFOS JUIN 2021

SCIENCE OU MILITANTISME

Dr Michel FREY Président du CSNAT & Bernard AVEL Vice-président

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COVID CSNAT

Si sur le plan scientifique nous ne pouvons comparer le drame pandémique provoqué par le VIH, dont la transmission et les démarches de prévention sont différentes, le monde, depuis des décennies, n’avait pas été confronté une pandémie à l’échelle planétaire, échappant à tous contrôles sanitaires, accompagnés de crises logistiques, économiques et psychologiques.

Passé les premières interrogations et l’observation médiatisée du spectacle de ce qui se déroulait hors de nos « frontières géographiques », nous avons  été vite rattrapés par la réalité de l’étonnante rapidité de la progression virale sur tous les continents.

On ne peut nier que la communauté scientifique a été stupéfiée et tétanisée devant l’ampleur des mesures sanitaires à mettre en place et des inévitables conséquences sur les populations.

Les équilibres mondiaux, toujours précaires, ont été menacés par une paralysie des besoins de première nécessité. La pénurie de masques en a été le marqueur principal et l’objet de polémiques qu’il conviendrait de rapporter à leur juste mesure. Car, il ne faut pas oublier que, vu de notre Occident
protecteur et sanitairement sûr, nous regardions d’un œil goguenard le spectacle des asiatiques masqués dés les premiers signes de contaminations virales. Parce que cette pratique est inscrite dans leurs cultures depuis toujours.
Hormis les personnels soignants, jamais, sous nos climats, les populations avaient été dans l’obligation d’avancer masquées et ensuite confinées. Des scénarios de plus en plus sombres se dessinaient chaque jours et les décomptes des victimes dépassaient l’entendement.

Pour rassurer les populations, un vaccin à défaut de traitement était « promis », au mieux, pour l’automne 2021. Il est arrivé avec un an d’avance, comme si cela était normal, malgré les procédures habituelles d’essais cliniques assurant la sécurité et l’innocuité.

A l’annonce de cette découverte et de la mise en place précoce d’une logistique vaccinale, les passions se sont mobilisées, dénonçant l’incapacité des laboratoires français à mettre au point un vaccin et, en même temps, mobilisant les arguments avancés par les anti-vaccins.
Nous avons été les témoins et sollicités pour diffuser des messages disant grosso modo et sans nuance, que les vaccins pouvaient être remplacés par telle ou telle formule de la pharmacopée chinoise ou par tel point d’acupuncture.

Un ouvrage, dont nous tairons le nom et celui des auteurs, est même édité gratuitement pour engager les lecteurs à soutenir les thèses avancées. Une réponse s’imposait :
« Bonjour Madame
Je tenais à vous informer que je ne peux cautionner un tel discours concernant l’ouvrage “XXXX” que vous vous apprêtez à éditer en me citant.
L’introduction présente de nombreuses erreurs en particulier sur la non vérification de l’efficacité des vaccins. Que cette personne (dont je ne vois pas le nom) s’informe sur l’étude du Lancet en Mai de cette année !!! » (Dr Michel FREY).
Que de telles affirmations soient rapportées et cautionnées par des médecins et des scientifiques, ne relèvent plus de l’objectivité et du recul nécessaire que tout chercheur ou prétendu tel doit observer dans son éthique pour être crédible, mais du militantisme qui est une forme d’engagement politique relatif à une cause que ses militants défendent pour la faire entendre par les autres ou pour l’imposer une plus grande échelle, même au prix de contre vérités ou des fausses preuves pseudo-scientifiques.
Ce qui est grave, c’est que ces propos diffusés sur des réseaux dits sociaux, le soient au nom d’une prétendue médecine naturelle et écologique alimentant tous les fantasmes et les peurs ancestrales.

Le paradoxe, c’est que ces mêmes contestataires qui crient à la privation de liberté et au pistage des individus, se plient sans rechigner à la vaccination contre la fièvre jaune lorsqu’ils veulent voyager dans des pays à risques avec leur carte bancaire et leur téléphone mobile.

Ce n’est pas le meilleur moyen de nous soutenir dans notre combat pour que soit reconnu notre droit à exercer l’acupuncture dans un projet de santé durable. Refuser de voir que nous sommes dans une situation à hauts risques relève de l’aveuglement.

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