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Lettre mensuelle septembre 2018

DES DEMARCHES… MAIS AVEC AUSSI DES RESERVES

 

sante publiqueDès le départ, nous avons émis des réserves, sur la stratégie et les procédures mises en place, qui ont soulevé de vives protestations
parmi les représentants présents des organisations historiquement les plus anciennes.

Les critiques les plus récurrentes, portaient sur le manque de transparence des démarches auprès de parlementaires qui ne tiennent pas compte des réalités de la profession. La publication de procès verbaux qui occultent les débats, ou ne répondent pas aux interrogations des professionnels présents.

Cette association qui se présentait comme un collectif destiné à rassembler les différentes organisations professionnelles s’est en fait imposée dans la démarche comme seule représentante accréditée et porte-parole de la profession, avec une composante non élue : le Conseil Académique Français de la Médecine Chinoise (CAFMC) qui s’est donné pouvoir de valider les acquis de l’expérience (VAE) et déterminer les programmes des études. Il déclare dans un communiqué que : « Il est notamment chargé de définir la profession et sa terminologie, d’analyser les formations existantes, d’établir des modèles de cursus de formation initiale et continue, d’évaluer et de valider les
compétences, les acquis et l’expérience, et, plus généralement, il peut être saisi ou consulté pour rendre un avis ou pour toute question d’expertise en matière de médecine chinoise”.

En raison de la gravité de ce texte, censé être dédié à la terminologie, et de décisions engageant l’ensemble des professionnels qui pourraient être prises sans leur consentement, nous avons manifesté notre refus de valider de tels pouvoirs qui auraient l’autorité d’un Ordre professionnel non élu. Dans sa déclaration en Préfecture du Rhône, la DIRMECH déclare notamment qu’elle a pour objet : “…être l’interlocuteur principal de la mise en place de la médecine traditionnelle chinoise, de son évolution et intégration dans le paysage de la santé en France…(date de la déclaration : 18 /01/2017)

Les derniers comptes-rendus, validaient comme acquis des commentaires interprétés par la DIRMECH comme des décisions définitives et annoncées publiquement sur la page Facebook du site personnel professionnel Hao Shoo de Mme Morgane HANICHI. Ceci relève du conflit d’intérêts.

Notre collaboration doit pouvoir exprimer ses limites et ne peut entériner des assertions qui figurent sur le site, telles que : « Autour de ce projet, la DIRMECH fédère 100 % des organisations, fédérations et syndicats de Médecine Traditionnelle Chinoise répartis sur le territoire national.

La DIRMECH n’est pas une fédération du point de vue juridique et ne peut prétendre fédérer 100% des organisations, qui doivent pouvoir exprimer leurs arguments, par la voie de leurs représentants élus ou mandatés, devant une Commission de parlementaires nommée à cet effet.

La participation aux travaux d’un collectif de reconnaissance doit se conclure par un consensus rapporté point par point dans un procès-verbal soumis aux votes et adopté à l’unanimité.

Un autre point qui nous pose problème, est la participation à ce processus de reconnaissance des laboratoires et officines de produits matériels. Ces professionnels, que nous apprécions dans leurs domaines, n’ont aucune compétences dans le contenu et la définition des cursus et l’organisation juridique de la profession. Il y a, là encore, manifestement des conflits d’intérêts qui menacent de faire échouer toutes les démarches précédentes entamées par la CFMTC, l’OSMC, le CSNAT et le CCREAT.

Revendiquer d’entrer dans le domaine de la santé, impose le respect de règles élémentaires et démocratiques, en se conformant au Code de santé publique, appelé à reconnaitre nos compétences résultant d’un enseignement encadré de haute qualité. Voilà notre démarche, ni plus, ni moins.

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