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Lettre mensuelle novembre 2018

QUAND C’EST TROP… C’EST TROP PEU

 

CnSMx1WWgAA3uXJNous ne devons pas laisser croire que tout progrès scientifique se réduit à des mécanismes, des machines, des engrenages qui, par ailleurs, ont leur beauté propre.

Faire reconnaitre la profession passe d’abord et avant tout par une reconnaissance de l‘enseignement et une validation du contenu du cursus.

Il s’agit bien, dans une première démarche, de la qualité de la formation et de son intégration dans le champ des techniques de santé.

Nous voyons que, sur ce point capital les avis et les propositions divergent.
Nous réaffirmons q’un praticien ne peut être bien formé que si l’enseignement qu’il a reçu correspond à un programme ciblé, développant toutes les connaissances fondamentales et pratiques qu’il devra acquérir pour exercer sa profession avec toute la sécurité indispensable dans la dispense de soins.

Or, nous avons constaté lors des réunions avec la DIRMECH et les démarches entreprises par cette association, que les propositions se dirigeaient vers une intégration de techniques et de compétences sur le modèle de celui proposé par la République populaire de Chine.  Sans porter de jugement sur ce qui se pratique en Chine, nous savons déjà que les législations n’obéissent pas aux mêmes critères que ceux imposés par notre Code de santé publique et que les responsables professionnels ne peuvent les ignorer, ni les contourner.

Nous regrettons que les engagements pris à l’unanimité au Congrès de Rennes en 1982 par les Commissions constituées en 1981 au Congrès de Chamarandes soient maintenant reniés par certains des acteurs qui en furent à l’initiative. Nous étions dans une de ces Commissions représentée par le SAT. C’est dans cette dynamique que sera fondé le CCREAT en décembre 1982 qui s’appliquera jusqu’à ce jour à respecter les décisions entérinées par ce Congrès fondateur. Cet extrait du Rapport résume parfaitement les étapes des démarches à engager :
 EXTRAIT
Ce qui était valable en 1982 reste d’actualité, parce que c’était une décision réaliste et objective dans une démarche de reconnaissance dont les auteurs sont loin d’être des utopistes.
Revendiquer une reconnaissance globale dans un ensemble de compétences, revient à dévaloriser chacune de ces spécialités qui, nous le savons, exigent des temps de formations qui ne peuvent être réduits à quelques heures.
Laisser à penser que l’on peut cumuler les études d’acupuncture ( 3 à 4 ans selon les cursus ) avec la pharmacopée ( au moins 3 ans sans parler de prescription ) reviendrait au niveau des études de médecine, sans tenir compte de la certification en Sciences bio-médicales pour les primo-accédants. Ce qui sera le cas pour les jeunes étudiants sortant du lycée avec le baccalauréat.
Qui choisirait cette option ?
Comment imaginer que les Autorités de santé accepteraient les bases d’une telle proposition ?
La profession sera confrontée à des choix, sans flirter avec la démagogie ni les promesses gratuites, pour satisfaire toutes les revendications et les compétences insuffisantes.
Bernard AVEL, Président du CCREAT
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