Lettre mensuelle mars 2018

mars

Réunion de travail…. et après ?

marsNous nous sommes rendus à Avignon, le 28 février, où nous étions conviés à assister à la réunion des organisations professionnelles organisée par DIRMeCh.

Le CCREAT était représenté par MM. Jacques LABORIE et Antoine SERRANO pour les IFAT ( écoles agréées ayant adhéré à la Charte pédagogique). Mme Cathy LAMOUROUX représentait les étudiants de Yang Sheng Fa et Mme LABORIE le secrétariat des IFAT Yang Sheng Fa.

Le CSNAT était représenté par MM. Bernard AVEL Vice-président et Roger CAOVAN pour le jury du CAPESMA.

Mme Morgane HANECHI a présenté les objectifs de cette initiative et précisé les moyens mis en œuvre pour les faire aboutir, soutenue par deux sénateurs du Groupe “ Les Républicains” MM. Alain MILON, et Michel FORISSIER de la Commission des Affaires sociales.

Dans un courrier adressé à DIRMeCh, nous avions déclaré :

“Nous suivons vos démarches avec intérêt et vous confirmons que nous partageons un combat et des objectifs communs, mais, avec des différences sur le contenu de nos dossiers.

Nous avions déjà fait observer qu’il ne s’agit pas d’obtenir une reconnaissance de la médecine chinoise, ce qui a été acté par l’Académie de Médecine qui a limité son avis à la seule acupuncture, mais bien d’autoriser son enseignement et son exercice par des praticiens non issus de formations médicales et para-médicales. Nous relevons dans les différents rapports de vos démarches, que vous revendiquez une reconnaissance globale de la MTC, y compris l’exercice de la prescription de pharmacopée chinoise. Acupuncture et pharmacopée, dans notre Code de Santé publique que nous ne pouvons contourner, relèvent de compétences différentes et spécifiques et de la délivrance de diplômes distincts.

C’est bien en tenant compte de ces obligations légales, que nous avons créé le DNSMA , qui défini le contenu des connaissances et compétences, impliquant les limites de son exercice avec la médecine conventionnelle.

Il est bien entendu que, lorsque les pouvoirs publics, les autorités de santé et les parlementaires entreprendront les auditions, nous serons solidaires à vos côtés, tout en faisant mention des points qui restent à trancher et du cadre qui devra définir l’enseignement et les règles déontologiques d’une profession de Praticien acupuncteur, qui devra obtenir l’autorisation pleine et entière de l’exercice de la médecine acupuncturale et de son enseignement .”

Nous avons rappelé que si les projets Lannoye et Colins devant le Parlement européen avaient échoué, c’était dû aux mêmes raisons qui voulaient faire reconnaitre toutes les médecines non conventionnelles. Quant à la réelle ouverture proposée par Mme Georgina DUFOIX, le dossier s’est trouvé bloqué sur le bureau du Premier ministre Laurent FABIUS qui n’a pas osé affronter l’Ordre des médecins et les syndicats médicaux.

C’est en raison de ces causes et de leurs effets , que nous ne voulons pas, par expérience, présenter un dossier qui comporterait l’ouverture à des spécialités qui ne relèveraient pas de nos compétences.

Nous avons également mis en garde la FNMTC, qui ne serait pas opposée à une reconnaissance de la pratique du “dry needling”,, dont le monopole serait réservé aux kinésithérapeutes avec l’avis favorable de leur Ordre, en affirmant que cette “ technique” serait une ouverture implicite vers la reconnaissance de l’acupuncture. Nous ne sommes pas aussi naïfs, car le danger serait alors que le Ministère voit dans cette pratique le moyen d’accorder une reconnaissance à minima et de clore, une fois pour toute, le dossier acupuncture qui resterait le monopole des médecins. Un risque réel que nous ne voulons pas faire courir à notre profession qui attend qu’on la défende contre les dérives.

Avec le recul, nous avons appris à regarder avec prudence les démarches parlementaires, car même si une loi était votée et adoptée au Parlement, celle-ci ne serait validée qu’à la promulgation des décrets d’application fixant les modalités d’exercice, qui pourraient ne jamais être publiés.

Faisons preuve d’optimisme coopératif sur les démarches, compte-tenu de nos réserves à y apporter.

Bernard Avel

Président du CCREAT

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