Enseignement de lʼAcupuncture….. Monument en péril !

Sans titreLʼAnnée du Singe sʼouvre sur des nouvelles inquiétantes qui menacent lʼenseignement et la pérennité de la  médecine chinoise en France.

Alors  que  toute  lʼEurope  sʼest ouverte à cette fabuleuse médecine universelle,  issue  de  la  sagesse culturelle  chinoise,  la  France  se distingue de ses partenaires par de nouvelles attaques contre nos choix et nos aspirations professionnelles. Le 6 octobre 1993, la 1ère Chambre civile  de  la  Cour  de  Cassation confirmait en appel lʼarrêt rendu le 19/12/1989  par  la  Cour  dʼAppel de Paris ordonnant la dissolution du Syndicat des Acupuncteur Traditionnels (SAT créé en 1982). Cʼétait une “première” dans lʼhistoire du syndicalisme.

Cette décision visant à interdire lʼexercice de lʼacupuncture par des non-médecins, si elle a donné satisfaction aux attaquants, nʼa aucunement freiné le développement inexorable de la médecine chinoise en France. Elle a ouvert la voie à une expansion incontrôlée, rendant caduques les règles déontologiques et pédagogiques que le SAT sʼétait donné pour mission de faire appliquer.

23 ans après, cʼest lʼAdministration qui sʼattaque aux écoles de formation les plus sérieuses et les plus attachées à faire progresser la recherche dans un large domaine qui reste à explorer. Une intention irresponsable de mettre lʼenseignement dʼune médecine de prévention hors domaine de la santé durable.

Les moyens employés ne sont pas seulement déloyaux, ils sont dʼune extrême violence, en plaçant les équipes pédagogiques au niveau de la grande criminalité. Aucune nuance, aucune mesure dans les méthodes dʼinvestigations.

Ceci,  confirme, hélas, lʼurgence de mettre  en place en communautés les  établissements agréés enseignant lʼacupuncture. Nous avons proposé que les écoles se regroupent sous un label commun IFAT… X ou Y ( Instituts de Formation en Acupuncture Traditionnelle…X ou Y ) où chaque établissement conserverait son identité dʼorigine. Mais, lʼindividualisme identitaire dans ce domaine, reste encore un frein au progrès et à la cohésion professionnelle.

Non seulement, il y a menace sur la survie des écoles, mais il faut aussi penser aux étudiants, en cours de formations, qui risquent dʼen payer les conséquences, comme cela sʼest produit pour certains écoles dʼostéopathie qui ont perdu leur agrément.

Cʼest à chacun, à son niveau de responsabilités, de défendre notre idéal de thérapeute, pour en faire une profession reconnue, respectée et respectable, qui doit occuper dans le vaste domaine des besoins de la prévention, sa place dans lʼavenir de la santé durable.

Les médecins acupuncteurs ont choisi le même idéal. Ne les regardons pas en ennemis.

Bernard Avel

Président du CCREAT