Imagerie médicale

eureka carreDepuis lʼinvention de la radiographie à la fin du XIXème siècle, lʼimagerie, dans son application médicale, nʼa cessé de faire des progrès et dʼaller de plus en plus profondément dans le cerveau humain, en définissant des zones dʼactivités en fonction des stimulations extérieures, volontaires, climatiques ou émotionnelles.

Cʼest un outil devenu indispensable à la compréhension de certaines pathologies et la recherche de traitements adaptés. La science médicale ne saurait plus se passer des précieux renseignements quʼil apporte.

Cependant, tout aussi affuté et performant soit-il, cet outil reste un outil, avec son espace propre et ses limites dʼefficacité. Il identifie des réactions neuronales, des inter-connexions, mais il ne peut pas définir ni concrétiser lʼintelligence sur une image. Toutes les définitions qui  en sont données, ne font référence quʼaux conséquences, mais pas à son essence. Ce qui est valable pour lʼintelligence, lʼest tout aussi pour lʼénergie, dont on ne sait que mesurer les effets.

Alors, y aurait-il une frontière, un “plafond de verre” dont on parle tant, entre un médecin acupuncteur et un acupuncteur non-médecin ? Le premier aurait-il plus de capacités à apprendre, comprendre et exercer cette médecine que le second ?

La connaissance sans intelligence peut conduire à des actes irraisonnés, car on peut  accumuler des connaissances, comme des bêtes de concours, et être incapable de les appliquer avec justesse et mesure.

Louis Pasteur nʼétait pas médecin et, cependant, la médecine moderne saurait-elle se passer  de ses découvertes majeures? Pourtant, ce nʼest pas faute dʼavoir été attaqué par les partisans de la génération spontanée, en particulier par le plus célèbre dʼentre eux : le Dr Georges Clémenceau reconverti dans le journalisme et la politique. Ce sera, comme souvent , un médecin étranger, le Pr anglais Joseph Lister – qui a donné son nom à la Listériose – qui viendra à son secours pour le défendre et apporter sa caution.

Il nʼest pas dans notre propos de critiquer ou de porter un jugement partisan sur la médecine moderne, mais, les études de médecine sont ce quʼelles sont pour conduire un étudiant à lʼacquisition de connaissances spécifiques pour devenir un praticien compétent dans lʼutilisation des moyens qui sont mis à sa disposition. Alors, il devient dépendant de ces moyens – qui sont du domaine dʼautres connaissances – qui lui transmettent un rapport de leurs conclusions. Ce qui peut conduire à des carences et même à des erreurs de diagnostic, comme le dépistage de la maladie de Lyme, dont les tests pratiqués en France nʼidentifie pas à 100% la présence de la bactérie, alors quʼelle lʼest par des laboratoires allemands. Cherchez lʼerreur !

On associe souvent image et réputation et ce raccourci est la plupart du temps empreint de préjugés et de parti pris. Ce sont les moins informés qui ont des jugements les plus péremptoires. Hélas, leurs décisions ont souvent force de loi.

Il serait temps que les Autorités de santé publique comprennent et acceptent que les acupuncteurs, quʼils soient ou non médecin, suivent un cursus spécifique issu de la pensée chinoise, dont la démarche repose sur lʼassociation dʼobservations de signes – et non pas de symptômes – qui conduisent à un bilan de dérèglements énergétiques et que les études médicales conventionnelles ne forment pas à cette connaissance, ni à cette rhétorique.

Le cerveau des étudiants non-médecin nʼest pas plus petit que celui des étudiants en médecine.

Bernard AVEL

Président du CCREAT