Acupuncteurs et Homéopathes.... “ Insoumis “ !!!

vignette mai 2018Savoir nuire est tout un art qui n’est pas donné à tout le monde. Il faut apporter des arguments irréfutables et une compétence sur le sujet qu’on veut discréditer.

<< L'appel de 124 professionnels de la santé contre les " médecines alternative  »  >> ( extraits de la presse )

 » Des médecins et des professionnels de santé ont décidé d’alerter sur les promesses fantaisistes et l’efficacité non prouvée des médecines dites alternatives comme l’homéopathie. Ce collectif demande l’exclusion de ces disciplines ésotériques du champ médical.

Le serment d’Hippocrate est l’un des plus anciens engagements éthiques connus. Il exige du médecin d’offrir les meilleurs soins possibles et de la façon la plus honnête. Ces deux exigences lui imposent de chercher sans cesse à améliorer ses connaissances et d’informer ceux qui font appel à ses soins sur ce qu’il peut raisonnablement proposer, ainsi que sur ce qui est inutile ou contre-indiqué. Il est facile et valorisant d’afficher son savoir. Il est bien plus difficile d’expliquer et d’accepter ses limites. La tentation peut alors être grande de pratiquer des soins sans aucun fondement scientifique. Cette tentation a toujours existé. Elle a été, et est toujours, nourrie par des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l’efficacité illusoire. L’obligation d’honnêteté est … « 

Voilà 124 “professionnels” qui auraient été mieux inspirés de jouer au 421 ! Combien, parmi ces détracteurs, ont ouvert un ouvrage traitant de l’acupuncture ou de l’homéopathie et effectué, ne serait-ce que par curiosité scientifique, des stages dans les nombreux services de l’APHP qui ont ouvert des consultations et publié des rapports circonstanciés sur les résultats ? Le Pr Alain Baumelou serait-il un illuminé qui ouvrirait les portes de son service de neurologie à des “charlatans”. ? Ces deux approches auraient-elles traversé le temps et survécu, sans avoir apporté les preuves de leurs bienfaits ? Si les bénéfices/risques, même modestes, n’avaient pas été attestés ? En quoi ces deux médecines, largement plébiscitées par les patients, font-elles de l’ombre à la médecine conventionnelle, bien assez préoccupée par son ombre portée. Qui, doit décider, de leurs choix ?

Il faut une sacrée dose d’autosatisfaction à ces 124, qui, lorsque cela va dans leur sens de raisonnement, louent les décisions de l’OMS et ignorent que cette organisation mondiale a reconnue l’acupuncture dès 1979.

Ce n’est pas en médisant sur d’autres approches médicales, que la médecine conventionnelle justifiera ses erreurs et sûrement pas en invoquant le Serment d’Hippocrate trop souvent oublié. Que pèse cet “Appel de 124 blouses blanches” face aux centaines de millions de patients, à travers le monde, qui apprécient ces médecines, dont la qualité essentielle est la prévention de la santé.

Mais, la notion de prévention n’est pas partagée par ceux qui poussent à la surconsommation de médicaments. L’acupuncture n’a pas ouvert de cimetières.

Bernard Avel

Président du CCREAT