FORMATION….PROFESSIONELLE

lettre janvier 2018Selon le Ministère du Travail, la formation professionnelle est au cœur des défis économiques et sociaux.

Nous ne pouvons que nous réjouir de ce constat qui reprend les vrais problèmes à la racine.

C’est un apprentissage nécessaire à l’exercice d’une activité professionnelle.

Elle permet en effet à chaque personne, indépendamment de son statut, d’acquérir et d’actualiser des connaissances et des compétences, d’accroître un niveau de qualification et de favoriser son évolution professionnelle. C’est un élément déterminant pour être acteur de sa vie socio-professionnelle.

Nous sommes là en présence de deux termes dont il faut préciser le sens :

FORMATION

C’est le fait de développer les qualités, les facultés d’une personne, sur le plan physique, moral, intellectuel ou de lui faire acquérir un savoir dans un domaine particulier. Une formation permet de réunir des personnes qui constitueront un corps ayant acquis des compétences communes.

Ces compétences et ses connaissances devront être enrichies tout au long de la vie active dans le cadre d’une Formation continue (loi du 16 juillet 1971- Jur. 1974).

PROFESSIONNELLE

C’est un terme relatif à une profession, à un métier et à son exercice.

Il concerne l’enseignement d’une profession, dans une branche, un secteur d’activité particulier par une personne qui a les qualités et l’habileté requises pour les exercer et dont elle fait sa principale activité.

Dans le cas de l’exercice de l’acupuncture, on parle d’une discipline, d’un Corps de métier.

Nous avons donc été très attentifs aux promesses d’objectifs d’une réforme de cette formation que le gouvernement a lancé à la mi-octobre et qui devrait aussi concerner les primo-accédants et les praticiens. Un projet de loi devrait être présenté au Parlement au printemps.

Quatre groupes de travail ont proposé des orientations, dont l’offre de formation et de certification. C’est bien dans le cadre de ce volet que nous devrions nous inscrire et revendiquer la reconnaissance de nos écoles agréées et la validité de leur enseignement.

Selon le CEREQ (Centre d’Etude et de Recherche des Qualifications), « le système de formation professionnelle français favorise la formation tout au long de la vie et a mis en place des outils correspondant aux préconisations européennes : cadre national de certifications, définition en termes de résultats, mobilisation de la notion de compétences, validation des acquis de l’expérience. La « certification professionnelle » désigne désormais tous les diplômes, titres et certificats à vocation professionnelle, et renvoie à de nouvelles règles de construction et de définition de la formation qualifiante. Ainsi l’offre de formation professionnelle n’a cessé de se transformer et de s’accroître. Certains prestataires de la formation continue se centrent sur des contenus de formation, tandis que d’autres forment surtout des publics spécifiques, ou préparent plutôt les stagiaires à des certifications. »

Nous voyons bien que, lorsqu’on se plonge dans les textes officiels, nos revendications ne peuvent être prises en compte uniquement sur la bonne foi de nos déclarations et le seul contenu de nos dossiers.

Il faudra convaincre et argumenter, pour que soit prise en compte la nécessité d’ouvrir ce projet gouvernemental à la reconnaissance de la formation en médecine acupuncturale aux non-médecins, dans le même esprit que les droits qui furent accordés aux ostéopathes.

Nous avons toujours été très prudents dans les annonces et surtout, dans les effets d’annonces qui brouillent le message par des promesses prématurées. Notre mission et notre rôle sont d’être les rapporteurs de faits et d’éléments concrets obtenus aux sources officielles.

Nous serons vigilants à ce que tous les acteurs concernés soient inscrits aux débats, afin que les différents projets soient confrontés, pour aboutir sur un consensus professionnel commun.

Que tous nos vœux accompagnent vos espoirs et vos projets !

Bernard AVEL

Président du CCREAT