Le C A P E S M A… un contrat de confiance

lettre dec 2017Pour revendiquer la reconnaissance de nos compétences à exercer l’acupuncture, nous devons l’assoir sur des bases objectives qui valident les connaissances et les aptitudes professionnelles.

C’est la première fois que la profession met en place une organisation pyramidale de l’enseignement.

Ces connaissances et ces aptitudes, pour exercer dans le domaine de la santé, exigent des qualités très spécifiques, qui demandent un apprentissage et des études difficiles.

La confiance des autorités de santé ne peut être acquise qu’au prix d’une volonté des organisations professionnelles de démontrer qu’elles sont aptes à innover et à remettre en question un certain nombre de lacunes.

Nos expériences précédentes et les années de revendications diverses et variées, nous ont permis d’établir un état des lieux, avec le constat qu’un enseignement de qualité existe bien, mais qu’il demande à être repensé à la source. Aucune loi exigeant de prouver ses connaissances et ses compétences à enseigner, quiconque peut sʼauto-proclamer formateur et ouvrir une “école”. Ce qui fait que le pire peut côtoyer le meilleur sans qu’aucun contrôle puisse y remédier. Un statut des écoles s’impose

Il fallait donc construire pour structurer l’ensemble de la formation au métier d’acupuncteur.

Pour cela, nous avons créé un statut de l’enseignant, passant par la validation de ses compétences pédagogiques et de son aptitude à transmettre le savoir.

Cette validation ne peut reposer que sur présentation devant un jury composé de personnalités expertes et reconnues par la profession, sur la base de leur expérience d’enseignants et de la qualité de leurs travaux de recherche. Cette procédure est maintenant effective depuis début novembre. Une école est déjà en mesure de préparer et former les futurs postulants.

Le Certificat d’Aptitude au Professorat d’Enseignement Supérieur de la Médecine Acupuncturale (CAPESMA) est maintenant ouvert aux candidats qui souhaitent se consacrer à transmettre leurs connaissances.

Obtenir la confiance des Pouvoirs publics passe aussi par la confiance du public qui doit s’appuyer sur des références professionnelles validées. Les futurs étudiants doivent pouvoir choisir en toute connaissance de cause l’établissement référencé qui lui assurera une formation de qualité pour réussir aux examens.

Trop de gens se sont engagés et se sont perdus dans des études non validées, de qualité médiocre. D’autres, n’ayant pas le niveau nécessaire pour assimiler des connaissances complexes, ont échoué aux examens ou abandonné en cours de cursus.

Il est donc tout aussi indispensable de s’assurer du niveau des enseignants et de celui des candidats aux études. Les écoles ont tout intérêt à respecter l’un comme l’autre.

Un enseignement de qualité sera un atout attractif pour les étudiants européens.

Bernard AVEL

Président du CCREAT