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Lettre mensuelle mars 2019

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DISPENSER LA SANTÉ DURABLE DANS LE PARTENARIAT

 

f9fd7eb601c88f3bbaf67a88b8fcdd8dDans son ouvrage “Les Beaux quartiers“ Louis Aragon écrit : “… on rêve de dispensaires et d’oeuvres où sourit l’ange de la charité”. Ce terme vient d’un mot à double sens :
A – DISPENSER : autoriser à ne pas faire quelque chose de prescrit par une loi, une règle …
B – DISPENSER : distribuer avec une idée de générosité .
De ces deux définitions, nous ne retiendrons que la seconde qui définit assez bien notre action et notre volonté de nous inscrire dans un programme de santé durable. Car l’acupuncture est avant tout une médecine de prévention et de dispense de soins.
 
 
 
Nous devons cette généreuse initiative à Théophraste Renaudot qui, au XVIIème siècle créa un dispensaire gratuit pour les pauvres et payant pour les plus aisés. Il avait inventé la CMU.
 
 

Le transhumanisme regarde un corps humain en parfaite santé comme insuffisant, non conforme aux critères scientifiques et non abouti. Comment a-t-il fait pour survivre avec autant d’imperfections ? C’est mépriser les capacités héritées des gênes ancestraux qui ont donné à l’Homme ses qualités génétiques d’adaptation aux conditions de son environnement et ce droit inaliénable du libre-choix selon son jugement.

L’objectif, clairement énoncé, ne serait plus de réparer le corps humain, ni de lui rendre l’usage normal de ses fonctions organiques, comme la médecine le fait depuis toujours, mais de contourner un processus naturel que l’on appelle la santé, évoluant dans son cours ordinaire, régulé par l’énergie ancestrale qui lui est propre et sa capacité à s’adapter aux variations saisonnières et aux aléas climatiques. Faut-il accepter un stéréotype reproductible en éprouvette que l’on peut manipuler pour lui faire accomplir des tâches programmées dans un ADN privé de son Ciel antérieur ?
L’Homme du futur sera-t-il un OGM humain ?
 
 

Les dispensaires, nombreux sur le territoire dans la première moitié du XXème siècle, ont progressivement laissé place aux maisons de santé.

Marie-Pierre Colin et Dominique Acker écrivent dans Santé Publique de 2009 (hsI Vol. 21) : “Les maisons de santé sont aujourd’hui promues comme un concept répondant à des besoins nouveaux en matière de soins primaires. Elles doivent apporter une solution au problème de la démographie médicale et se doter des moyens d’une spécialité de premier recours avec ses missions de santé publique, de prise en charge des maladies chroniques, de prévention, de dépistage…”

Nous adhérons totalement à cette définition qui justifie que les praticiens en acupuncture ont bien un rôle à tenir dans ce cadre de santé publique, qui a besoin de réunir toutes les compétences, même si elles ne sont pas “académiques “. Nous n’y arriverons pas seuls.

C’est pour remplir pleinement les conditions et la mise en place de ces objectifs, que nous avons décidé d’unir nos actions avec la Chambre Nationale des Professions de la Santé Durable ( CNPSD ). Ce partenariat qui se concrétise, est la confirmation d’une coopération déjà en place depuis 2014, avec la nomination du Dr Michel FREY au Conseil d’Administration de la Chambre pour représenter les Praticiens acupuncteurs.
 
 
Une Charte de partenariat est en cours de rédaction afin de définir et de cadrer les missions respectives.
 
 
Dans ce projet, il est prévu que les Praticiens, adhérents au CCREAT, bénéficieront des avantages offerts par la Chambre. La cotisation restera inchangée, dont une quote-part sera reversée au titre d’adhésion à la CNSPD pour assurer le fonctionnement de son administration.
 
 
Dans nos entretiens, nous avons fait la demande que les étudiants, futurs praticiens, puissent bénéficier d’un statut spécial qui leur ouvre certains avantages.
 
 
Comme le CCREAT et le CSNAT, la Chambre met en avant ses exigences de promouvoir des professionnels pour “ l’efficience des soins grâce à la synergie des compétences”.
 
 
Nous sommes persuadés, que ce partenariat résolument apolitique, nous aidera à avancer.
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Lettre mensuelle février 2019

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L’HUMAIN DU FUTUR ? ESPRIT ES-TU LÀ ?

 

robot-vitruveLa médecine exerce-t-elle, ou maitrise-t-elle encore l’art de soigner ?
Ou s’engage-t-elle sur la voie du transhumanisme ? Faut-il voir l’Homme tel qu’il devrait être selon
la science ou tel qu’il est et sera si on le laisse évoluer naturellement selon ses choix, sa culture,
ses origines géographiques… ? Faut-il rêver à un “clone humanoïde immortel” ?
Vers quoi peut aller le délire jusqu’au-boutiste des idéologies scientifiques ?
Olivier Gandrillon Directeur de recherches au CNRS et à l’ENS de Lyon, explique que « L’évolution de l’espèce est un processus extrêmement lent et fortement dépendant de l’environnement dans lequel cette espèce évolue ».

Le transhumanisme regarde un corps humain en parfaite santé comme insuffisant, non conforme aux critères scientifiques et non abouti. Comment a-t-il fait pour survivre avec autant d’imperfections ? C’est mépriser les capacités héritées des gênes ancestraux qui ont donné à l’Homme ses qualités génétiques d’adaptation aux conditions de son environnement et ce droit inaliénable du libre-choix selon son jugement.

L’objectif, clairement énoncé, ne serait plus de réparer le corps humain, ni de lui rendre l’usage normal de ses fonctions organiques, comme la médecine le fait depuis toujours, mais de contourner un processus naturel que l’on appelle la santé, évoluant dans son cours ordinaire, régulé par l’énergie ancestrale qui lui est propre et sa capacité à s’adapter aux variations saisonnières et aux aléas climatiques. Faut-il accepter un stéréotype reproductible en éprouvette que l’on peut manipuler pour lui faire accomplir des tâches programmées dans un ADN privé de son Ciel antérieur ?
L’Homme du futur sera-t-il un OGM humain ?

Comment sera sélectionné, puis manipulé, l’ADN humain “idéal” qui servira de maquette conforme au programme ? Cela ne rappelle-t-il pas une certaine idéologie qui a conduit aux génocides d’êtres humains considérés non-conformes et incompatibles à la société “idéale” ?

Dans la Revue parlementaire de juin 2018, le Pr Jacques Testart célèbre biologiste déclare : « Guérir les maladies, soulager les souffrances, corriger un handicap ou réparer des déficiences : telle est le but de la médecine depuis ses débuts. Mais voici que nous basculons depuis quelques années vers le transhumanisme dont le but affiché est d’ajouter des qualités nouvelles, inédites, au genre humain, organes artificiels à la demande, pour accroître la durée de vie, bébés génétiquement améliorés, un être humain façonné par les biotechnologies, les nanosciences, la génétique. Avec des conséquences hasardeuses pour notre espèce et le risque de voir se développer une humanité totalement dépendante des technologies. Quel être humain va naître de ces mutations et expérimentations ? »

Que le combat mené pour éradiquer les maladies ne soit pas contestable est une évidence que toutes les sociétés ont livré pour protéger la famille, le clan, la nation… Mais le combat est déjà un aveu de faiblesse qui n’a pas pensé, en amont, les moyens de les éviter. C’est bien à ce niveau de la prévention durable, que nous avons toujours revendiqué notre compétence, sans pour autant négliger l’importance et le rôle irremplaçable de la médecine conventionnelle dans ce qu’elle a de plus remarquable et d’efficace dans l’urgence des pathologies aigües.

Nos médecines, et leurs représentants, n’ont pas à s’opposer sur le terrain qui serait celui d’incompétences réciproques, mais bien de construire ensemble la vraie médecine de demain, sans l’utopie d’une société exempte de maladies, qui finirait par s’auto-détruire par lassitude de vivre.
La recherche pour la santé durable devrait devenir un droit constitutionnel.