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Lettre mensuelle avril 2019

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LES CERTITUDES SCIENTIFIQUES

OU LA PENSÉE UNIQUE ?

rigide-sens-obligatoire-droite-webLa santé, peut-elle se priver de toute connaissance, même si celle-ci n’est pas inscrite dans le marbre des critères académiques ?

 Il ne faut pas confondre ce qui est de l’ordre de l’idéologie et la pensée unique qui ressort du conformisme majoritaire, présentée comme légitime et prétend à servir l’intérêt général.

L’idéologie relève d’un système de pouvoir. Elle a une dimension culturelle pour imposer une autorité dans un endoctrinement.

La certitude scientifique serait le moyen terme, entre ces deux systèmes de penser, comme preuve incontestable et définitive. Les hécatombes médicales en sont une triste démonstration.

Cependant, Platon, dans La République  s’interroge sur “l’illusion du savoir“ et après lui Pascal dans Pensées reconnait dans la sciences des limitations fondamentales aux certitudes absolues. La dictature de la preuve scientifique est devenue une religion qui s’impose, même si les instruments pour exploiter ce qui est du domaine non conventionnel, restent à inventer.

C’est bien ce qui pose problème entre les certitudes de la médecine occidentale et la pensée chinoise universelle, dont une des applications est sa médecine ancienne traditionnelle.

Il est regrettable que des médias se fassent les relais d’informations sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas et que, dans un fil de chroniques, alignent sans discernement sur un thème de “fake news” des analyses dont ils ne sont pas les auteurs.

Dernièrement sur France Info TV, de jeunes journalistes ont “affirmé” sur la foi du message des 124 “savants”, que l’homéopathie était un placebo et que son action n’était pas “scientifiquement” démontrée. Ont-ils fait des recherches sur des travaux publiés, avant de se poser en procureurs de la vérité ?

Dans cette information, tous publics, sans débat contradictoire, sur l’efficacité thérapeutique de l’homéopathie, il était bien entendu que cela concernait aussi l’acupuncture.

En justice, le doute profite à l’accusé. La qualité d’un thérapeute réside dans sa capacité à accepter une part de doute dans les certitudes qu’il a reçues d’un enseignement universitaire, lorsqu’il ne maîtrise pas totalement un sujet. La médecine a fait des progrès, parce que le doute a poussé la recherche pour valider des théories en certitudes. Toutefois, cela n’a pas empêché les accidents.

Faire preuve de sagesse et d’humilité, crée un espace au questionnement et fait avancer la recherche. Toute certitude détermine une fin en soi qui est un obstacle au progrès.

La médecine, sous l’autorité des ses Ordres, ne peut être “jupitérienne”,  en imposant des avis péremptoires sur ce qui dépasse son entendement .

Et, quand bien même, en épousant le raisonnement des sceptiques, les résultats constatés de ces médecines seraient dus à un effet placebo ? Cela ne ferait que prouver que le mental a un effet incontestable sur le physique et la capacité de notre cerveau à en décoder les interactions mystérieuses. C’est bien ce domaine qui échappe encore à la pensée cartésienne.

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Lettre mensuelle mars 2019

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DISPENSER LA SANTÉ DURABLE DANS LE PARTENARIAT

 

f9fd7eb601c88f3bbaf67a88b8fcdd8dDans son ouvrage “Les Beaux quartiers“ Louis Aragon écrit : “… on rêve de dispensaires et d’oeuvres où sourit l’ange de la charité”. Ce terme vient d’un mot à double sens :
A – DISPENSER : autoriser à ne pas faire quelque chose de prescrit par une loi, une règle …
B – DISPENSER : distribuer avec une idée de générosité .
De ces deux définitions, nous ne retiendrons que la seconde qui définit assez bien notre action et notre volonté de nous inscrire dans un programme de santé durable. Car l’acupuncture est avant tout une médecine de prévention et de dispense de soins.
 
 
 
Nous devons cette généreuse initiative à Théophraste Renaudot qui, au XVIIème siècle créa un dispensaire gratuit pour les pauvres et payant pour les plus aisés. Il avait inventé la CMU.
 
 

Le transhumanisme regarde un corps humain en parfaite santé comme insuffisant, non conforme aux critères scientifiques et non abouti. Comment a-t-il fait pour survivre avec autant d’imperfections ? C’est mépriser les capacités héritées des gênes ancestraux qui ont donné à l’Homme ses qualités génétiques d’adaptation aux conditions de son environnement et ce droit inaliénable du libre-choix selon son jugement.

L’objectif, clairement énoncé, ne serait plus de réparer le corps humain, ni de lui rendre l’usage normal de ses fonctions organiques, comme la médecine le fait depuis toujours, mais de contourner un processus naturel que l’on appelle la santé, évoluant dans son cours ordinaire, régulé par l’énergie ancestrale qui lui est propre et sa capacité à s’adapter aux variations saisonnières et aux aléas climatiques. Faut-il accepter un stéréotype reproductible en éprouvette que l’on peut manipuler pour lui faire accomplir des tâches programmées dans un ADN privé de son Ciel antérieur ?
L’Homme du futur sera-t-il un OGM humain ?
 
 

Les dispensaires, nombreux sur le territoire dans la première moitié du XXème siècle, ont progressivement laissé place aux maisons de santé.

Marie-Pierre Colin et Dominique Acker écrivent dans Santé Publique de 2009 (hsI Vol. 21) : “Les maisons de santé sont aujourd’hui promues comme un concept répondant à des besoins nouveaux en matière de soins primaires. Elles doivent apporter une solution au problème de la démographie médicale et se doter des moyens d’une spécialité de premier recours avec ses missions de santé publique, de prise en charge des maladies chroniques, de prévention, de dépistage…”

Nous adhérons totalement à cette définition qui justifie que les praticiens en acupuncture ont bien un rôle à tenir dans ce cadre de santé publique, qui a besoin de réunir toutes les compétences, même si elles ne sont pas “académiques “. Nous n’y arriverons pas seuls.

C’est pour remplir pleinement les conditions et la mise en place de ces objectifs, que nous avons décidé d’unir nos actions avec la Chambre Nationale des Professions de la Santé Durable ( CNPSD ). Ce partenariat qui se concrétise, est la confirmation d’une coopération déjà en place depuis 2014, avec la nomination du Dr Michel FREY au Conseil d’Administration de la Chambre pour représenter les Praticiens acupuncteurs.
 
 
Une Charte de partenariat est en cours de rédaction afin de définir et de cadrer les missions respectives.
 
 
Dans ce projet, il est prévu que les Praticiens, adhérents au CCREAT, bénéficieront des avantages offerts par la Chambre. La cotisation restera inchangée, dont une quote-part sera reversée au titre d’adhésion à la CNSPD pour assurer le fonctionnement de son administration.
 
 
Dans nos entretiens, nous avons fait la demande que les étudiants, futurs praticiens, puissent bénéficier d’un statut spécial qui leur ouvre certains avantages.
 
 
Comme le CCREAT et le CSNAT, la Chambre met en avant ses exigences de promouvoir des professionnels pour “ l’efficience des soins grâce à la synergie des compétences”.
 
 
Nous sommes persuadés, que ce partenariat résolument apolitique, nous aidera à avancer.