, , , ,

Lettre mensuelle juillet 2019

002a8s4i4svieeu_ts=1394107967000

FIN DE MANDAT

002a8s4i4svieeu_ts=1394107967000

Paris le 26 juin 2019

Cher(e)s Ami(e)s fidèles du CCREAT,
Après avoir été secrétaire général et membre fondateur du Collège de Masso-kinésithérapie Chinoise en 1972, j’ai tout naturellement adhéré à la création du CREAET en 1982, dénommé alors Centre de Recherche et d’Etude en Acupuncture et Energétique Traditionnelle, devenu ensuite CREAT. C’est à l’ouverture des pages internet que j’ai constaté que ce sigle était déjà largement utilisé. J’ai alors proposé qu’on ajoute le C de Culturel qui en fait maintenant un sigle unique et sans confusion avec d’autres.
Après avoir été longtemps Conseiller, je suis devenu Secrétaire Général jusqu’au décès du Président Alain Peyronnel en juin 2009, date à laquelle j’ai été élu pour lui succéder. Cela fera donc…. deux quinquennats le 29 juin 2019. Il est donc temps pour moi de confier les destinées de notre noble association qui est restée fidèle à ses engagements sur l’éthique et les projets de réforme et d’organisation de notre profession définis dans ses statuts.
Avec le Dr Michel FREY, Président du CSNAT, nous pouvons être fiers du bilan de ces dix années d’étroite collaboration, avec la création du DNSMA pour répondre aux recommandations de l’administration, et l’agrément des écoles engagées par une Charte pédagogique. Ensuite, il a fallu repenser l’enseignement et pérenniser les écoles agréées de statut privé, en les dotant d’un Corps enseignant titularisé par l’obtention du CAPESMA. Jusqu’à ce jour le CAPESMA est unique dans notre profession et un gage de garantie pour les pouvoirs publics. Nous avons enfin proposé aux écoles de se mutualiser sous un label commun IFAT ( Institut de Formation en Acupuncture Traditionnelle ) afin d’améliorer encore et toujours l’enseignement par des échanges sous la forme du compagnonnage.
Bien sûr, il faut que les écoles qui, depuis les débuts de la professionnalisation fonctionnaient sur un mode artisanal, s’organisent pour répondre à ces critères de qualification et de modernisation dans le cadre d’un Enseignement Supérieur Libre. ll faut leur en laisser le temps, car cela demande des investissements financiers et humains. Mais, nous sommes confiants dans le dynamisme et l’engagement de leurs dirigeants.
Pour assurer cette transition dans le respect des statuts, j’ai proposé à Jacques LABORIE, bien connu de tous comme directeur et organisateur de l’examen, de lui confier la présidence par intérim, jusqu’à la convocation d’une Assemblée générale qui devra renouveler ses Conseillers qui éliront le nouveau Président.
Etant au fait de la complexité des dossiers et de la lourde charge de faire vivre notre association et ses 37 années consacrées à défendre et promouvoir la profession, je resterai toujours disponible pour apporter mon expérience .
Libéré de mes fonctions à la Présidence du CCREAT, je pourrai me consacrer à ma charge de Vice-président du CSNAT en assistant le Dr Michel FREY dans le suivi des dossiers de reconnaissance déposés au Ministère , ainsi que la validation des diplômes et les décisions d’homologation pour l’accession au DNSMA sur titres et diplômes.
Persuadé que vous accorderez à la nouvelle équipe la même confiance que celle que vous m’avez témoignée et dont je vous remercie, je vous engage à noter la nouvelle adresse mail pour joindre le CCREAT : contact.ccreat@gmail.com

CV Bernard Avel

, , ,

Lettre mensuelle juin 2019

ext

C’EST NOTRE HISTOIRE

ext

L’image de l’acupuncture, décryptée et ordonnée pour nos esprits occidentaux, par Georges Soulié de Morant, n’a vraiment commencé à imprégner les milieux médicaux que vers la fin des années 50 par l’information diffusée dans la presse professionnelle.
Cette information se révélait au travers d’articles de vulgarisation vers un public peu ou pas informé et souvent indifférent .

Mais, en sciences, il y a des esprits plus curieux et ouverts que d’autres qui se satisfont des connaissances acquises pour leur pratique quotidienne.

En poursuivant un chemin, on peut avancer en ne regardant que ses pieds et suivre ce qui est tracé, ou poser son regard sur l’environnement pour s’imprégner des richesses qu’il recèle. Ce qui se perçoit au présent et, ce qui est en devenir.

Le savoir académique transmis par nos Maîtres est une boîte à outils qui sert à ouvrir et à façonner notre intelligence, mais ce n’est pas une fin en soi. Il nous permet d’accéder à des connaissances et à la recherche, afin de faire librement des choix, en affutant notre discernement pour développer notre sens de l’observation.

Depuis la nuit des temps la médecine s’est construite sur une compilation d’observations où s’additionnent échecs et succès. C’est la somme de celles-ci qui permet de s’approcher au plus près de la cause. Ne jamais se marginaliser d’autres savoirs.

Le Pr Jean Piaget biologiste écrivait que : ”l’être humain est actif dans la construction du savoir et qu’il ne se contente pas d’accumuler des connaissances de manière passive, mais, il cherche à leur donner sens”.

Si l’on situe généralement les débuts de l’histoire européenne de l’acupuncture au XVIIème siècle, c’est déjà sous le roi Saint Louis qu’on commence à montrer de l’intérêt à la culture extrême-orientale car il envoie son ami intime, le franciscain Guillaume de Rubrouck, en mission en Asie. Celui-ci rapportera des écrits de ses voyages dans lesquels tout un chapitre est consacré à la médecine chinoise et à son mode de pensée différent de la doxa chrétienne.
C’est grâce aux routes de la soie que des échanges économiques et culturels vont commencer à influencer la pensée occidentale, qui, déjà à l’époque est conceptuelle, alors que la pensée chinoise est emblématique. Ce qui explique que les médicastres du XVIème et XVIIème siècle, fidèles à la doctrine de Galien étaient peu préparés à comprendre cette médecine millénaire.
Peut-on dire que depuis ces audacieux précurseurs, les choses aient vraiment changé ?
Sans hésiter on peut répondre que oui, au niveau d’adhésion d’un large public qui a expérimenté et apprécié les effets bénéfiques. Mais il faut admettre que les instances scientifiques et les chapelles corporatistes restent, dans le meilleur des cas interrogatifs, ou, singulièrement fermés à tout dialogue d’ouverture sur un moratoire expérimental .
Toutes les professions, qu’elles soient médicales ou pas, se sont créées et organisées de l’intérieur, puis, se sont imposées par la pertinence de leur utilité sociale. Pourquoi pas nous ? Un moratoire permettrait d’ouvrir une parenthèse pour évaluer la réalité de la situation, d’encourager les praticiens à se déclarer et faire état de leurs compétences. Nous aurions une représentation objective en validant les enseignements de qualité. Nous en avons les garanties et les éléments pour en attester. Il faut que l’offre de soins soit en adéquation avec la demande.