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Lettre mensuelle juillet – août 2018

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PAS DE TRIOMPHALISME !

statue-liberte-nyc1Maintenant que nous avons développé les arguments de notre indignation, après cette attaque lancée contre l’acupuncture et l’homéopathie, il convient de réfléchir à la portée de cette “pétition” de 124 conservateurs d’une médecine qu’ils voudraient figée et dogmatique.
Si nous nous sommes élevés contre cette agression envers l’acupuncture, c’est qu’elle porte atteinte à une médecine qui les dérange, sans chercher à en connaitre ses fondamentaux.
La médecine, dite moderne, a cependant un passé, des racines dont les plus visibles ont puisé leurs sources dans les cultures orientales et extrêmes orientales.

Sans ce précieux héritage, les mathématiques, la physique, la chimie… et la médecine, auraient peut-être perdu plusieurs siècles avant que le monde occidental sorte de sa préhistoire. Hélas, autour de ces apports culturels, se sont construits des préjugés religieux et politiques, dont les frontières ont trop souvent été perméables. Depuis, les médicastres du Moyen-Âge jusqu’à nos jours se sont emparés de ces deux pouvoirs qui gèrent et influencent toujours nos sociétés modernes.

Jusqu’à présent, nous étions habitués à des attaques lancées par les Syndicats de médecins acupuncteurs et, paradoxalement, ce sont ceux-là même qui sont visés dans cet Appel des 124 ! Voilà que nous nous retrouvons sur le même banc des accusés, face à un “ tribunal “ dont le verdict est déjà prémédité et la sentence menaçante pour ces médecins “ hétérodoxes” qui risquent l’exclusion ordinale.
N’est-il pas temps que, face à ces juges, gonflés par un plumage de convictions, nous mettions nos querelles et nos préjugés réciproques au musée des erreurs. Nous y reconnaissons notre part ! Heureusement que des grands noms de la médecine ont introduit et expérimentent dans leurs services hospitaliers ces “médecines non conventionnelles”, mais ils sont regardés avec mépris et ironie comme des marginaux de l’orthodoxie scientifique .

Que l’on soit médecin ou pas, nous partageons le même intérêt pour une médecine pensée qui ne cesse de nous interroger et nous étonner par sa connaissance intime des ressorts de la vie, qui constitue un tout indissociable. Nous parlons le même langage, assistons, dans un commun désir de connaissances, aux congrès animés par des chercheurs de haut niveau qui nous font profiter de leurs travaux. Il n’y a jamais eu de clivage dans ces rencontres, où les titres et diplômes des uns et des autres laissent place aux connaissances et à la recherche.

Nous voilà donc confrontés à deux situations contradictoires. D’une part, une condamnation sans appel de la valeur médicale de l’acupuncture, non éprouvée par des outils inadaptés. D’autre part, l’interdiction d’exercer cette “non médecine” au motif d’exercice illégal de la médecine. Il faudrait donc, que ces accusateurs s’accordent sur l’objet de leurs accusations.

Ce serait discriminatoire et insultant de répandre l’idée que des étudiants, n’appartenant pas aux formations médicales, seraient incapables qu’avoir un QI suffisant pour s’élever aux niveaux des acquis de connaissances exigées.

Ils serait temps que ces censeurs soignent leur cécité, pour voir que toutes les communautés médicales dans le monde, ont intégré l’acupuncture dans l’arsenal thérapeutique complémentaire de la médecine du XXIème siècle et, en particulier, dans celui de la prévention et de la santé durable.

Si cela ne se fait pas avec eux, cela se fera sans eux, par la voie du charlatanisme.